Un rapprochement prometteur

Vendredi, il était désigné par la fédération comme le nouveau manager des Belgian Cats. Dimanche, il tranchait la longue période d’indécision relative au nom du futur coach national féminin (Benny MERTENS préféré à Daniel GOETHALS). Cette semaine, il se réunit avec Eddy CASTEELS et Jacques STAS pour peaufiner la prochaine campagne des Lions et avec l’ABCD pour mieux définir encore ses nouvelles prérogatives.

Jacques LEDURE est lancé à cent à l’heure dans la saison 2012 de nos Cats et Lions. Juste le temps de nous confier quelques premières impressions

D’entrée, il insiste : « Ma nomination vis-à-vis des Cats fait l’actualité. C’est une information importante en effet. Mais, je veux confirmer aussi mon attachement aux Belgian Lions et  notre ambition de permettre à cette équipe de rejoindre l’EuroBasket non pas exceptionnellement mais tous les deux ans. Il est donc essentiel que nous nous qualifiions pour la Slovénie cet été.

 

Quelle fut votre première réaction lorsque le poste de manager des Cats vous fut proposé ?

La surprise ! Puis, très vite à l’annonce des motivations, j’ai compris que c’était le système de gestion des équipes nationales qui était plébiscité et j’ai donc éprouvé la satisfaction de quelqu’un qui voit son travail reconnu !

Quel est votre attachement au basket féminin ?

Il n’était pas direct. Je suivais le basket féminin comme toute personne attirée par le basket, sans plus. Avec, malgré tout, un intérêt particulier pour l’équipe nationale.

Je n’ai jamais été membre d’un club ou d’un comité lié au basket féminin. Par contre, j’ai très vite été intéressé par la carrière d’Ann WAUTERS que j’ai été voir jouer plusieurs fois à Valenciennes et je me souviens très bien de l’excellente campagne de notre équipe belge, en Grèce en 2003 (6è place). Et puis, la WNBA a aussi contribué à modifier ma vision du basket féminin. Grâce à cette Ligue, j’ai découvert un basket rapide et spectaculaire.

Pourquoi avoir accepté cette surcharge de travail ?

Certes, j’aurai plus de travail voire de stress. Mais mon travail devra avant tout être exécuté en amont, pendant la « période creuse ». Et puis, cela va m’inciter à modifier certains aspects de l’organisation actuelle pour me recentrer sur ma tâche de manager.

Ma motivation se trouve aussi dans mon tempérament et dans cette envie de faire progresser disons une certaine philosophie du basket, en tout cas en ce qui concerne nos sélections nationales. Je m’explique : d’une part, j’ai toujours été intéressé par des tâches disons compliquées et, à chaque fois, j’y ai plutôt vu les aspects positifs. D’autre part, les sélections nationales m’ont toujours passionné ;  je crois que dans notre pays nous avons besoin d’une « bulle » certes liée aux deux ailes linguistiques mais malgré tout dotée d’une certaine autonomie en réponse à notre construction bicommunautaire.

Quels côtés positifs voyez-vous à posséder cette « double casquette » ?

Permettez-moi de répondre en repartant de ma carrière professionnelle, comme directeur chez Solvay. Déjà à l’époque, j’étais séduit par les connaissances que pouvait m’apporter le fait de travailler avec/ pour d’autres secteurs ou sur différents produits. Cette fois encore, je suis certain que le cumul de ces deux tâches va apporter un plus aux Lions – dont l’organisation va évoluer – et aux Cats – qui vont profiter de l’expérience acquise avec les hommes.

Nous allons mettre en place, tout en nous inspirant de l’organisation actuelle des Cats, des synergies et des économies d’échelle. J’imagine ainsi que dans les domaines administratifs ou logistiques des passerelles seront à la fois possibles et positives. Dans le domaine médical, nous pourrons peut-être profiter du savoir et/ou des disponibilités des uns et des autres. Dans le domaine du marketing, nous profiterons des qualités des deux équipes ; les Lions seront de loin les plus médiatisés ; les Cats pourraient devenir l’atout majeur de cette association en vue des prochains JO de 2016.

Et dans le domaine sportif ?

J’envisage la création d’une cellule sportive qui regrouperait les DTN des deux ailes ainsi que les coaches et les assistants des deux équipes. Ce serait en quelque sorte notre département « recherche et développement ». De son travail, nous pourrions tirer de nouvelles lignes directrices au niveau de la formation des jeunes, de l’intégration verticale des différentes sélections ou encore dans le domaine de l’organisation ou du planning.

D’autres projets pour 2012 ?

Outre la désignation du nouveau des Cats qu’il fallait officialiser au plus vite en vue de la campagne 2012, il faut se pencher sur la désignation de la ville et de la salle qui accueilleront cette même campagne 2012 des Belgian Cats. Cela prendra un peu de temps. Je veux faire un rapide appel d’offre et choisir la ville qui pourra s’impliquer dans ce projet. Peut-être que des villes comme Namur, Anvers ou Courtrai, impliquées depuis longtemps dans le basket féminin pourraient être candidates…

Chez les Lions, je voudrais un 2è assistant. Il prendrait nos grands en charge dès la fin de la phase classique de notre championnat et les accompagnerait durant toute la campagne. Au menu, leur inculquer encore et encore de bons fondamentaux. Nous manquons depuis Eric STRUELENS et Daniel GOETHALS d’intérieurs performants, à la notable exception de Christophe BEGHIN.

Et les ambitions ?

La Slovénie pour les Lions. La France pour les Cats. Même si pour ces dernières, la campagne commence un peu tard et, surtout, que leur objectif majeur se situera de 2014 à 2016 (2014 : qualification pour l’Euro 2015 ; 2015 : top 5 lors de l’Euro ; 2016 : JO à Rio)