Aujourd’hui et demain, nous nous arrêtons sur deux des plus belles histoires de club de cette saison 2012-2013. Parce qu’elles illustrent –se sont appropriées – le slogan des Belgian Lions « One team, No limit » Aujourd’hui, le sommet : Olympiacos . Demain, l’ascension : JSF Nanterre
Trois lustres sans succès européen ! Malgré les moyens financiers des frères ANGELOPOULOS, propriétaires de l’Olympiacos et le défilé de nombreuses stars (Joss CHILDRESS, Theo PAPALOUKAS, Nikola VUJCIC, Linas KLEIZA) !
Mais non, ce ne serait pas encore pour 2012. Le CSKA était trop fort (KIRILENKO, KHRYAPA, TEODOSIC, SISKAUSKAS) et l’Olympiacos trop petit (un seul 2,10 – Pero ANTIC) et trop tendre (trois gamins de 22 ans, à peine).
Du coach espagnol AITO, auquel on demandait – avant le Final Four d’Istanbul – quels étaient les atouts de l’équipe grecque, tombait cette réponse « Avant tout, l’absence de pression – ils ne sont pas dans l’obligation de gagner ! Et bien sûr, aussi, la complémentarité et la multitude de profils différents qui offrent au coach pas mal d’ouvertures tactiques »
Non, ce ne serait pas encore en 2012 ! Le CSKA Moscou avait 19 points d’avance et la fin du 3è quart temps approchait…
Ce fut pourtant le début d’un des plus grands renversements (des certitudes) du sport professionnel. Emmené par ses jeunes, l’Olympiacos refit son retard et s’en remit, lors de la dernière attaque aux mains de ses stars : Vassilis SPANOULIS à la création ; Georgios PRINTEZIS à la finition.
L’exploit était tel qu’on ne le reverrait de sitôt. Et certainement plus de cette équipe de l’Olympiacos, touchée malgré tout par la crise, et toujours aussi « petite » – SHERMADINI, 2m16 allait venir lui prêter de l’aide – et « inexpérimentée » – le jeune KATSIVELIS 21 ans la « complétait » à partir des playoffs.
Pourtant, elle écrasa le CSKA Moscou (!) – en demi-finale – venu pour prendre sa revanche puis renversa le Real Madrid – cette équipe qui adore courir et dégainer – au gré de trente points de moyenne lors des trois derniers quart temps.
Elle réussissait ce si rare « back to back » ; elle enthousiasmait le public ; elle s’amusait… l
« C’est l’équipe la mieux préparée » dira le coach Bozidar MALJKOVIC ; « Il y a des mecs vraiment bien dans cette équipe. Chacun travaille dur et pour son partenaire. Le Real avait sans doute plus de talent mais nous, on en veut, toujours et encore ! » précisait Kyle HINES « Il n’y a pas de honte à travailler dans l’ombre » formulait le réserviste Acie LAW, auteur d’une finale « évaluée » à +31 ! Leur coach – un « rookie » inconnu venu de Panionios – Georgios BRATZOKAS souhaitait « repartir de Londres en étant une meilleure équipe que ce qu’elle était en arrivant ».
Cette équipe n’a toujours pas « le melon ». Elle sera peut-être en mesure de tenter le triplé en 2014. Un exploit que seul Split – en 89,90 et 91 – a réalisé depuis l’instauration du Final Four