« Notre objectif, c’est la qualification pour l’EuroBasket en Slovénie, pas de terminer premier du groupe E »
« C’est possible. Nous respectons toujours le tableau de marche souhaité. Ce serait exceptionnel pour la Belgique de se qualifier pour deux EuroBasket consécutifs ».
Jacques STAS résume ainsi l’opinion des Belgian Lions concernant leur campagne 2012.
« Il ne faut pas demander trop à ce groupe! En gagnant en Pologne – ce qui n’était pas programmé du tout – nous avions déjà la victoire la plus délicate à conquérir des cinq qu’il fallait au minimum obtenir (deux contre la Suisse, deux contre l’Albanie). Obtenir un « average » positif face à la Pologne, ce n’était pas envisagé au départ. Nous espérions, je le répète, surtout décrocher un succès lors de nos quatre rencontres face à la Finlande et la Pologne. »
« Ceci précisé, si Axel HERVELLE avait pu être présent et en pleine forme, je suis convaincu que nous aurions battu la Pologne à Anvers car il aurait mis Michal IGNERSKI (18pts – 9reb) sous l’éteignoir. »
« Avec l’effectif qui est le nôtre, nous sommes à notre place. Comparons notre groupe et celui de la Pologne que nous venons d’affronter. D’un côté, un Michal IGNERSKI qui a joué l’Euroleague (Besiktas, 03-04), l’Eurocup avec deux clubs polonais et l’ACB avec Seville et Lagun Aro, un Marcin GORTAT pivot dominant des Phoenix Suns et un Lukasz KOSZAREK qui joue l’Euroleague depuis trois saisons avec Asseco Prokom Gdynia. De l’autre une Belgique qui ne compte que le seul Christophe BEGHIN comme joueur ayant goûté à l’Euroleague… »
« L’expérience des grands matches à enjeu, des moments de tension qui existent lors de tels duels, voilà ce qui manque à la grande majorité de nos joueurs.Si vous prenez le temps de consulter les tableaux statistiques, vous constaterez que la plupart des joueurs évoluent en NBA ou en Euroleague. Chez nous, même un Sam VAN ROSSOM n’a pas encore connu ce niveau. Pire, quand je pense à Maxime DE ZEEUW ou à Pierre Antoine GILLET qui cette année sortent d’une saison jouée pour les clubs classés 8è et 9è de notre championnat, ils ne connaissent même pas dans notre championnat belge les rencontres à enjeu. Avec les Belgian Lions, ils font le grand écart en terme d’enjeu, de stress, d’exigences mentales…Et je pourrais citer d’autres joueurs : Ioann IAROCHEVITCH, Niels MARNEGRAVE, Yannick DRIESEN qui jouait si peu avec l’Estudiantes,… »
Si nous nous comparons à la Finlande ou à la Pologne, incontestablement, nous avons moins de talent. Nous n’avons pas de joueur qui peut nous apporter 25 points comme Marcin GORTAT. Seul notre collectif peut nous permettre de rivaliser. Et si, comme ce jeudi, face à la Pologne, nous cherchons la clé d’un succès dans des exploits individuels, nous buvons la tasse (65-62 puis 8-25).
Pour gagner contre de telles équipes, il nous faut une balance de 80% de mental pour 20% de talent.
Face à la Suisse ou à l’Albanie, c’est bien sûr l’inverse. Nous sommes plus talentueux que ces équipes-là. Mais attention, il faudra malgré tout s’arracher pour gagner à Fribourg; se remettre dans la tête que notre objectif, c’était et c’est toujours la qualification. Et qu’un match sérieux, collectif peut nous emmener en Slovénie.
Comme meilleurs troisièmes, certes! Soyons réalistes. Et réalisons notre objectif. Oui, je crois que cinq succès devraient suffire surtout si nous sommes efficaces lors de nos deux derniers déplacements ( réaliser un average de +40 au total des deux déplacements en Suisse et en Albanie)
Quant au match contre la Finlande, tout est possible, surtout si l’équipe de Petteri KOPONEN est déjà qualifiée avant de venir à Anvers
Demain, suite de l’interview : Qui veut sauver la basket belge?