Annoncé? Non! Volé, arraché, dérobé? Certainement pas. Mérité? Bien entendu. Minutieusement préparé? Oui, sans conteste.
La Belgique s’est imposée, hier à Sopot 57-64. « Ce sera notre vrai test » nous avait dit Jonathan TABU. « Nous, nous y croyons » affirmait après match Sam VAN ROSSOM. Et comment ne pas y croire, avec la qualité du travail effectué depuis le début juillet?
« Nous n’avons rien changé » affirmait Eddy CASTEELS. Nos valeurs restent identiques : solidarité, rigueur défensive, « fighting spirit ». Seul le groupe a évolué. Un peu par la force des choses (blessures de Tomas VAN DEN SPIEGEL, Axel HERVELLE, Jorn STEINBACH), un peu par cette volonté de préparer les Belgian Lions de l’avenir…Et d’ajouter encore « Le mental, c’est 80% du résultat! » laissant transparaître son leitmotiv de chaque jour, de chaque entraînement et de chaque renconte.
Hier soir, à Sopot, dans la merveilleuse Ergo Arena (11.000 places – 7.000 spectateurs), la Belgique a souffert pour s’accrocher à la Pologne, durant un quart temps (7-2 après 3’30 – deux assists déjà de Lukasz KOSZAREK – puis deux retours à 7-7, après 5’00 et 13-12 après 7’40 avant de plier – 5 points pour Marcin GORTAT, 3pts pour Adam WACZYNSKI – 21-14 après 9’40). Le panier au buzzer de Pierre Antoine GILLET, rentré dix secondes plus tôt était donc le bienvenu.
21-17 au quart temps. Nous ne le savions pas encore mais Marcin GORTAT avait déjà marqué plus de la moitié de ses points (12/23) et Lukasz KOSZAREK donné la moitié de ses passes décisives (2/4)
L’écart se resserrait d’entrée grâce à l’audace et à la précision de Wen MUKUBU (5pts pour faire 21-19 puis 23-22). Et comme quelques secondes plus tard, Pierre Antoine GILLET plantait lui aussi son cinquième point, les Belgian Lions passaient en tête pour la première fois (23-24, après 12’00). Bien vite, l’équipe d’Ales PIPAN ressortait les griffes (6-0 et 29-24 après 14’40), mais la mécanique belge était intransigeante : défense impeccable et quatre joueurs (dans l’ordre Wen MUKUBU, Christophe BEGHIN, Jonathan TABU et Sam VAN ROSSOM) pour réussir un premier 0-9. C’était 29-33 à la 18’00 et finalement 33-33 sur deux paniers de Marcin GORTAT (16pts à la mi-temps) et (au buzzer) du jeune Mateusz PONITKA (19ans).
Lukasz KOSZAREK marquait le 1er à la reprise. Et, pour la dernière fois la Pologne était en tête.. (21’30 – 35-33). Dépassée dès la 23è minute (interception et lay up de Guy MUYA), la Pologne (privée de Maciej LAMPE blessé et de Tomas KELATI leur « naturalisé », ces dernières saisons) s’accrochait cependant (40-40, 26’40) avant de rester aphone jusqu’à la fin du quart temps. Et les Lions, durant ce laps de temps de réussir un deuxième 0-9 (à nouveau quatre joueurs à la conclusion (Wen MUKUBU (lancers francs), Sam VAN ROSSOM, Yannick DRIESEN et Maxime DE ZEEUW). Après trois quart temps, le score indiquait donc 40-49.
Et l’écart passait même à onze unités (40-51, Maxime DE ZEEUW sur la rentrée). Avant de plafonner quelque peu (deux tirs manqués, une perte de balle, une faute offensive). C’était 45-52 après 32’00. Puis de remonter… (47-56, 35’00); ensuite, c’était malgré tout l’inquiétude…Deux pertes de balle (deux violations de la règle des 24 » entrecoupées d’un shoot raté à distance) et la Pologne revivait grâce à cinq points de Lukasz KOSZAREK – dont le seul 3pts de leur équipe sur…18 tentatives et 1/7 pou lui) et deux points de l’inévitable Marcin GORTAT.
Il restait 2’09 à jouer. Eddy CASTEELS prenait « temps mort ». Dans la foulée, Sam VAN ROSSOM réussissait un lay up, Jonathan TABU s’arrachait au rebond défensif et Christophe BEGHIN, malgré le « marteau polonais » (comprenez Marcin GORTAT) marquait sous l’anneau. C’était 54-60. Il restait 1’10 de jeu.
Et plus rien de fâcheux ne viendrait contrarier la superbe performance des Belgian Lions. Score final 57-64.
La Belgique avait imposé son jeu, respecté les consignes des coaches, limité au maximum ses erreurs, démontré un tel coeur, un tel appétit de victoire, qu’elle avait asphixié son adversaire pourtant pourvu de l’arme fatale.
Du respect pour l’adversaire, un mental de vainqueur et une discipline de jeu étaient d’autres valeurs qui reflétait également la qualité de leur prestation. Voilà pourquoi, il s’agit bien ici de la chronique d’un succès minuiteusement préparé.