Au début de la semaine dernière, Nikkel Kebsi (36 ans) a été annoncé comme tout nouveau Player Relations & Support Manager des Belgian Lions. Nous nous sommes entretenus avec le Bruxellois. « C’est mon rêve de pouvoir attirer des joueurs comme Toumani Camara et Ajay Mitchell chez les Belgian Lions. »
Nikkel Kebsi (36 ans) est impliqué dans le basketball depuis toujours. Son père était autrefois entraîneur professionnel et il a donc grandi entouré de toute une génération de Lions ou d’anciens Lions. Plus tard, il est devenu General Manager de Brussels Basketball en BNXT League, où il a appris les ficelles du métier auprès d’André Dekandelaer et d’Arthur Goethals. Sur le plan professionnel, Nikkel a gravi les échelons, passant de consultant en finance et en change management à COO de la FISA, entreprise notamment propriétaire de Batibouw. Il se décrit comme un manager et un facilitateur : quelqu’un qui comprend les réalités sportives, économiques et humaines du basketball moderne.
Dans les médias, on a pu lire précédemment que Kebsi remplacerait Jacques Stas en tant que manager sportif des Belgian Lions, mais cette information est totalement incorrecte.
« Il est important de bien distinguer deux choses », explique Kebsi. « Ce n’est pas à moi, avec les coaches, de définir les lignes sportives. Mon rôle consiste plutôt à composer l’équipe la plus compétitive possible et à créer une culture autour des Belgian Lions. Je serai donc en contact avec l’ensemble de l’écosystème du basketball belge : coaches, joueurs, staff, au sens large. L’objectif est que chacun se sente pleinement partie prenante du projet. Les relations avec les clubs sont également cruciales. Grâce à mon expérience à Brussels et aux Antwerp Giants, j’ai appris à connaître de près la réalité des clubs professionnels : des calendriers chargés, la pression des résultats et la recherche du bon équilibre financier et humain. »
Et Toumani & Ajay ?
La toute première question que se posent de nombreux fans est évidemment de savoir si Kebsi est l’homme capable de faire venir Toumani Camara et Ajay Mitchell chez les Lions cet été. « Bien sûr, c’est aussi mon rêve de voir Toumani et Ajay en équipe nationale. Je connais bien David (l’agent de Camara) et nous partageons un large réseau. Il m’a déjà envoyé un message pour me féliciter et nous avons entre-temps échangé par téléphone. Je n’ai pas encore eu de contact direct avec Ajay, mais bien avec le Thunder. J’ai par exemple aidé un scout du Thunder lorsqu’ils envisageaient de drafter Ajay. Avant qu’ils puissent éventuellement venir, il faut aussi respecter les directives NBA, sans oublier l’aspect humain. Les Lions, c’est une aventure humaine : nous devons construire des relations et comprendre la vision des joueurs. Je suis en tout cas ravi que Basketball Belgium ait prévu un budget de voyage pour aller rendre visite aux joueurs à l’étranger, comme Retin Obasohan et Manu Lecomte, mais aussi Stephan Swenson ou toute une série de joueurs NCAA. »
« La semaine dernière, je suis également allé dîner avec le coach Julien Mahé. Nous avons analysé quelle était l’équipe la plus qualitative que nous pouvions aligner sur le papier. Pour la prochaine fenêtre internationale, nous ne pourrons pas compter sur des joueurs NBA ou NCAA, mais l’objectif est bien de rester en contact avec tout le monde. À moyen terme, l’objectif reste évidemment la qualification pour la Coupe du Monde au Qatar. Je suis extrêmement fier de représenter mon pays. Dans toutes les discussions que je mène, je sens que quelque chose est en train de grandir chez les Lions. J’aimerais donc appeler tout le monde à s’unir autour de notre équipe nationale. C’est ce que nous pouvons espérer de plus beau. À l’image des Belgian Cats, les Belgian Lions doivent eux aussi devenir une vitrine. Mon rôle est de mettre toute mon expérience au service de l’équipe nationale : créer du lien, structurer les relations, construire une culture forte et mettre en place un environnement aussi performant qu’humain. »
